P. E. Lumumba, heros national

 

 

 

La giga-autoroute qui relie les Congolais aux 4 pts Cardinaux

Menu

Choix de l'Editeur

 
Web congolite.com

La rentrée parlementaire, les slogans pour rire et les Résistants de l'an zéro

17 septembre 2008 - Dans un article intitulé "Le RD Congo et ses rentrées. Pas grand-chose à attendre", nous avons essayé d'indiquer, en partant de l'analyse des faits politiques congolais, que les changements substantiels ne s'opéreront pas sur la scène politique congolaise tant que nos institutions seront animées par la majorité d'acteurs politiques actuels. Cette thèse, nous la soutenons depuis la prise du pouvoir du duo Kabila-Gizenga sans que les faits la démentent. A cette prise du pouvoir, nous avions rédigé un article intitulé "Le Congo actuel n'ira nulle part". A ce jour, cet article garde son actualité et les échanges que nous avons eus avec certains parlementaires congolais (et pas les moindres!) de passage à Paris, Londres, Rome et Bruxelles enfoncent le clou. Dieu merci! La rupture avec la politique de la chaise vide permet que certains de nos compatriotes siégeant dans les institutions actuelles de notre pays soient d'un apport très précieux pour les résistants congolais et tous les luttants appelant de tous leurs cœurs l'avènement d'un Congo prospère et respectueux des règles démocratiques. En plus des échanges verbaux, les NTIC facilitent des échanges écrits à même de conduire à une connaissance approfondie de la façon dont fonctionne la machine Kabila-Gizenga. Après avoir échangé avec tous ces compatriotes, entendre "certains honorables" soutenir qu'à cette rentrée parlementaire (comme du temps de Mobutu) "tout va changer", "tout doit changer" au sein de ces institutions (Assemblée nationale et Sénat), l'envie nous prend de rire de colère. Pourquoi? Ces "honorables" savent, pour la plupart, qu'ils mentent.

Si le temps nous a permis de nous rendre compte que les instituions politiques congolaises regorgent de compatriotes de grande qualité et que l'assertion "tous pourris" ne pourrait pas s'appliquer à tous ces messieurs et à toutes ces dames indistinctement, il nous a aussi conforté dans la conviction selon laquelle les dignes filles et fils de notre peuple n'ont pas encore tous les leviers du pouvoir politico-économique chez nous. Il y a là une tension à assumer en conscience pour répondre à cette question : "Comment faire, au Parlement, pour que les minorités pensantes aient de l'emprise sur la majorité de laudateurs sans conviction politique sérieuse et opportuniste?" Répondre à cette question appelle un retour sur nos échanges de vacance et sur une période bien déterminée de notre marche historique.

Quand "les honorables" sont francs

Les vacances ont rendu possibles les rencontres avec certains "honorables" congolais. Loin des escadrons de la mort de Kinshasa, autour d'un verre de bière et dans une atmosphère amicale et/ou fraternelle, certains d'entre eux se sont confiés, la main sur le cœur, à leurs compatriotes vivant en Occident. Certains de leurs propos résument le calvaire actuel du Congo. "Nous avons un président (incapable) qui, pour décider, doit écouter plusieurs de ses conseillers visibles et invisibles. Son manque d'expérience politique et l'insuffisance de sa culture politique jouent en défaveur du Congo quand il lui arrive d'être invité à décidé sur certains questions d'intérêt général sans ses béquilles", avouent certains. D'autres disent ceci : " La vérité est dure mais il faut la partager. Au sein de nos institutions, nous ne réfléchissons plus. Les perles rares éprises du travail de la pensée sont presque toujours applaudies quand ils défendent un dossier congolais au Parlement. Malheureusement, ces applaudissements ne sont pas suivis d'effets. Les votes faits après ne suivent pas." L'un des motifs justifiant ce revirement est le suivant : "Beaucoup de "nouveaux politiciens" sont les esclaves de la famille, de la tribu ou de l'ethnie. Avoir un peu plus de sous leur permet de satisfaire aux appétits matériels de tous leurs clients." Les plus francs parmi eux se confient à certains de "leurs vieux" en ces termes : " Vieux omoni, makambo oyo owuti koloba eza ya solo, vieux na ngai. Kasi oyebi, nazali na batu ebele na ndako, koleisa bango eza mpasi. Il faut na débrouiller kaka…" (Cher aîné, tout ce que vous venez de dire est vrai. Mais, vous savez que pour porter le poids familial, il faut que j'aie suffisamment d'argent…)

Quand la famille n'est pas évoquée pour justifier la corruption active, c'est le parti politique qui la remplace. Il arrive que derrière toutes ces évocations se cachent purement et simplement les appétits gloutons et la manque de scrupule de nos "nouveaux politiciens". Cette conception patrimonialiste et égotiste de la chose politique a souvent raison du meilleur argument avancé au cours des débats politiques. En fait, au Congo, la rationalité politique est minorée et même ignorée. Interrogés sur l'issue de ce système, certains "honorables" n'hésitent pas à parler d'un coup dur à asséner au duo précité. Ils estiment que la machine Kabila-Gizenga tellement bien huilée que les élections de 2011 ne pourront rien changer à son fonctionnement. En attendant, plusieurs d'entre eux croient dans l'importance du combat à mener de l'intérieur des institutions tout en restant attentifs aux résistants de l'extérieur. Cela étant, rares sont ceux qui, parmi eux, pensent au renversement de la vapeur à partir de l'intérieur des institutions. Et pourtant, ils pourraient s'inspirer de l'expérience de la Conférence Nationale Souveraine, d'heureuse mémoire!

L'expérience de la CNS

Dans les milieux hostiles à la relecture de l'histoire de notre pays, toute allusion faite à la CNS suppose le retour du Premier Ministre Tshisekedi au pouvoir. L'allergie vis-à-vis de la relecture de notre histoire est tellement réductrice de notre lutte historique à l'un de ses résultats (l'élection d'Etienne Tshisekedi) au point que les stratégies ayant conduit à ces résultats sont reléguées dans les oubliettes. Même les compatriotes nés peu avant l'ouverture de ce forum et ne le connaissant qu'à partir de ce que ses détracteurs en disent vous affirmeront qu'il a été un fiasco. L'échec politique de la CNS ne remettra jamais en question sa réussite culturelle. Même politiquement, la CNS nous avait prouvé que dans des conditions de relative transparence, "les aventuriers" ne peuvent pas prendre le pouvoir politique au Congo. Pour rappel, confronté à un photographe (Kanku) recommandé à Mobutu comme l'unique candidat pouvant battre Mgr Monsengo comme président du bureau de ce forum, Monsengo avait réussi à se tirer d'affaires sans problème. Fermons la parenthèse.

Du point de vue culturel et de l'intelligence (théorique), la CNS avait mis sur le devant de la scène toute la crème intellectuelle congolaise et prouvé leur capacité de convaincre rationnellement. Au cours ce forum, "les jeunes turcs" de l'opposition avaient réussi à renverser la majorité factice créée par les partis alimentaires (plus ou moins 300) de la mouvance mobutienne pour qu'Etienne Tshisekedi soit élu Premier Ministre. Qu'est-ce qui avait rendu cet exploit possible? Est-il possible de le rééditer au jour d'aujourd'hui? Il nous semble ces deux questions devraient préoccuper les minorités éprises de l'avènement d'un autre Congo au sein de l'opposition institutionnelle et ses réseaux.

A la lecture de certains signes des temps, ne pas répondre dans l'urgence à ces questions pourrait être préjudiciable pour ces minorités. De toutes les façons, elles ne sont plus seules sur le terrain de la lutte pour le renversement de la vapeur au Congo. Nous ne le dirons jamais assez. Selon certaines indiscrétions, il n'est plus exclu qu'un "tsunami politique" emporte une bonne frange de la classe politique actuelle. Il serait le travail des Résistants prônant "la table rase" et l'instauration de l'an zéro.

Les partisans de l'an zéro

Rebelles aux conseils concernant l'importance de l'histoire, les Résistants prônant "la table rase" estiment qu'ils pourront, dans un délai qu'ils ne veulent pas déterminer, instaurer l'an zéro chez nous. Ils renvoient dos à dos l'opposition institutionnelle et celle non-institutionnelle. A leur avis, il n'y a pas encore eu de parti politique au Congo. Pour eux, parler de l'opposition politique au Congo est un non-sens. Si l'opposition non-institutionnelle existait, soutiennent-ils, le duo Kabila-Gizenga n'aurait pas accédé au pouvoir. Pour eux, il est urgent d'instaurer une autre façon de faire de la politique au Congo.

De plus en plus, ils démystifient les propos du genre "le Rwanda occupe le Congo et jouit du soutien des U.S.A." ou ceux selon lesquels "la Communauté Internationale va aider le Congo à mettre fin à la guerre d'agression qu'il subit depuis plus de dix ans." Ils savent, eux, que Kagame et ses 40 bandits ont eu recours à une agence privée de sécurité américaine et que tout le monde peut en acheter les services. Ils disent disposés des références du site Internet de cette agence. Au sujet de a Communauté Internationale, ils ne croient pas en son efficacité. Ils soutiennent que l'un ou l'autre pays supposé faire partie de cette fameuse Communauté Internationale se contente à un certain moment de constater les efforts déployés par les Résistants décidés à prendre leur pays en main.

Partisans d'un tri très rigoureux de leurs collaborateurs, ils pensent que plusieurs mobutistes et kabilistes devront répondre de leurs turpitudes devant un tribunal spécial créé expressément pour eux. Habitués aux promesses sans lendemain, nous jouons au Juda. N'empêche que nous évitions cette naïveté qui nous a fait croire que "Kinshasa ne tombera point" quand il ne restait plus à Kagame et à ses bandits que de briser le verrou de Kenge pour marcher sur Kinshasa. Sans naïveté et sans propension à raconter "des histoires", nous disons : "Qui vivra verra!".

J.-P. Mbelu
Envoyer à un Ami par Scriptsez.net

Archives

 

Accueil
Nouvelles
Economie
Musique
Sports
Culture
Editos

 

Institutions
Constitution
Forum
Signez le Livre d'Or
Documents
Biographies
Petites annonces

 

Liens
Avis/Suggestions
Initiatives congolaises
Poster un article
Cours de change
Archives
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 Accueil | Nouvelles | Géographie | Histoire | Hymne national | Economie | Constitution | Parlement | Gouvernement | Musique
 Culture | Sport | Forum | Signez le Livre d'Or | Documents | Liens | Petites annonces | Archives | Suggestions
 | Initiatives | Sondages | biographies | EditosRecherche | A propos de nous | Contacts  

"Je n'ai pas peur de la méchanceté des méchants, mais du silence des gens honnêtes". (Martin Luther King)

Copyright © 2002-2003 Congolité.com. All rights reserved.
Revised: